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La référence en matière de comédie musicale française


Paillettes et facettes : jusqu'en 2017

Publié par Gaëlle De Marrez sur 14 Mars 2017, 18:34pm

Catégories : #Spectacles

Paillettes et facettes : jusqu'en 2017

C'est au Casino de Paris que Mitzi, Félicia et Bernadette ont décidé de poser leurs valises à partir du 25 Février 2017 et de nous offrir leur plus belle revue, celle de leur vie. Les trois drag-queen enflamment la scène depuis déjà trois semaines et l'équipe de Music All a eu la chance d'aller les applaudir. Nous vous disons tout ce qu'il y a à savoir sur ce spectacle d'anthologie.

 

Tout le monde a déjà entendu parler de Priscilla, folle du désert, le célèbre film des années 90, l'histoire de trois drag-queen qui décident de traverser la moitié du désert australien pour se rendre en province et aller y monter une revue. Après plusieurs adaptations scéniques dans de grands pays de la comédie musicale (Angleterre, Japon), c'est sur les scènes de France que cette folle histoire débarque pour illuminer les yeux des spectateurs. Dick, drag-queen professionnelle connue sous le nom de Miss Mitzi, s'engage à revenir monter une revue dans l'hôtel-casino de son ex-femme à Alice Springs, en plein milieu du désert australien. Il décide alors d'emmener avec lui ses deux meilleurs amis, Bernadette et Bradley. Événements pimentés et inattendus sont alors au programme de ce long voyage qui vous promet alors deux heures de rire à vous en couper le souffle.

 

Pour interpréter ces trois héroïnes hautes en couleur, Bruno Berberes ne pouvait pas trouver mieux que David Alexis (Bernadette) dont la justesse d'interprétation frôle la perfection. L'acteur porte les vêtements féminins divinement et son ton caustique à l'intention du jeune Bradley redonne au spectacle tout l'humour que l'on trouve dans le film. Laurent Bàn (Dick/Miss Mitzi), quant à lui, fait preuve d'une force et d'une énergie hors du commun qui lui permettent d'être sur scène du début à la fin du spectacle et de passer, d'ailleurs, du masculin au féminin en un clin d’œil grâce à un jeu incroyablement réaliste. On retrouve d'ailleurs sa palette vocale très étendue, des graves jusqu'aux aigus les plus hauts, pour le plaisir des oreilles des spectateurs présents dans la salle. Pour ce qui est de Jimmy Bourcereau (Bradley/Miss Félicia), sa technique de jeu rend de plus en plus hilarant le personnage de Bradley (Adam dans le film d'origine) et permet d'exacerber les clichés homosexuels afin de rendre la situation truculente pendant les deux heures de spectacle. On découvre sa voix que l'on avait très peu entendu auparavant ainsi que ses talents de danseur mis au service de son personnage. Ces trois acteurs s'entendent à merveille et mettent cette association au service du spectacle dans lequel les relations nouées entre les personnages laissent pressentir une amitié particulière dont le réalisme frappe tout de suite l'assistance. 

Crédit photos : Laurent Bàn

Crédit photos : Laurent Bàn

Pour ne rien gâcher de cette nouvelle adaptation, les artistes évoluent dans des décors incroyablement réalisés qui permettent à l'audience de se retrouver dans des scènes semblables à celle du film. L'utilisation de décors numériques renforcés par quelques éléments de décors physiques rendent les changements rapides. Pour les changements un peu plus encombrants, la production du spectacle nous gâte de scène chantées par les trois divas (Ana Ka, Amalya Delepierre, Stacey King) qui font preuve de justesse et puissance vocales incroyables, de quoi en oublier les modifications de décor qui se passent juste derrière le rideau. Mention spéciale pour le magnifique bus qui occupe la scène pendant une grande partie du spectacle et qui permet aux acteurs de s'intégrer dans l'histoire originale du film sans trop de difficultés. Les écrans donnent une sensation de profondeur à la scène et retranscrivent le paysage australien à merveille, allant même jusqu'à donner l'impression que le bus roule sur la scène du Casino de Paris.

 

Il faut tout de même aussi relever les chorégraphies démentes réalisées par les artistes malgré des costumes imposants qui réduisent souvent quelque peu les mouvements ainsi qu'une paire de talons hauts. Nous devons d'ailleurs saluer la maîtrise des hommes qui nous offrent une démarche en talons parfois presque meilleure que celle d'une femme. Seul bémol de ce spectacle : l'album, sur lequel nous ne possédons que trois des chansons chantées par les trois acteurs principaux alors que d'autres le sont aussi dans le spectacle. Il y a aussi des morceaux qui n'existent pas sur le disque et que nous aurions aimé retrouver (Always On My Mind, Go West par exemple). Cela ouvrirait-il la voie à un futur deuxième album ?

 

Vous pouvez dès à présent retrouver la comédie musicale Priscilla, folle du désert au Casino de Paris et ce jusqu'au 9 juillet 2017 puis en tournée dans toute la France à partir du mois d'octobre. Vous pouvez vous procurer sur le site de la comédie musicale ou dans les billetteries traditionnelles. 

 

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