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Music All

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La référence en matière de comédie musicale française


Dans les yeux de John Eyzen

Publié par Music All sur 4 Avril 2017, 09:38am

Catégories : #Portraits

Dans les yeux de John Eyzen

De la Star Academy à Holiday On Ice en passant par les rôles de Gringoire, Phoebus ou encore Mercutio, John Eyzen est devenu un nom indissociable de la scène française. Actuellement sur les planches du Théâtre des Blancs Manteaux pour la pièce « Einstein – Un baby sitting explosif », il livre à Music All les secrets de sa carrière, ses projets d’avenir et son regard sur la comédie musicale francophone.

 

Music All : Tu es actuellement à l'affiche de la pièce de théâtre « Einstein – Un Babysitting explosif » après une longue carrière musicale. Est-ce un choix de ta part de « délaisser » la musique pour te consacrer à la comédie dans ce nouveau spectacle ?

John Eyzen : C’était surtout une envie de me remettre au théâtre « pur », sans chanter. Et l’opportunité s’est présentée quand j’ai rencontré Hugo Rezeda il y a un peu plus de deux ans. Nous voulions travailler ensemble, c’était juste une question de temps et de rôle qui pourrait me correspondre… Enfin, il m’a choisi pour incarner un alcoolique, je ne sais pas comment je dois le prendre, mais j’ai accepté (rires). Par contre, je ne délaisse pas la musique. Des projets musicaux arrivent pour 2018, c’est juste une pause.

 

M.A : Dans cette pièce, tu tiens le rôle du fiancé jaloux et ivre de la baby-sitter. De quel genre de préparation as-tu eu besoin pour jouer l’ébriété avec réalisme?

J.E : Pour des raisons d’agenda et de santé, j’ai du me faire opérer du genou en janvier, j’ai eu très peu de temps de répétitions, à peine quelques jours. On a donc dû se concentrer sur le gros du travail du personnage que je résumerais en un lâché-prise…contrôlé. Et c’est justement ce paradoxe qui m’a donné du fil à retordre. Yannick est alcoolique, boit tout le long de la pièce et sa démarche, ses gestes, son phrasé, etc… deviennent de plus en plus approximatifs. Mais pour autant, le lâché-prise ne peut être total car il a conscience de son état et se bat, en vain, pour tenter de garder le contrôle. Le travail de ce personnage est une excellente expérience, faisant beaucoup évoluer mon jeu. Et quel plaisir de découvrir la comédie !

 

M.A : Tu as eu ta place dans de nombreux groupes de musique, des comédies musicales. Tu as chanté dans Holiday On Ice en 2016 et tu joues maintenant la comédie. Idéalement, que veux-tu faire après Einstein ? Sortir un album, monter une pièce, participer à un spectacle, refaire une comédie musicale ?

J.E : Je ne me fixe, à vrai dire, aucune règle. Je saisis les opportunités de projets qui me touchent, peu importe le domaine artistique, si je sens que je vais m’y épanouir, et/ou y grandir. Et il y en a probablement deux ou trois, dans des registres complètement différents, qui je l’espère vont se monter dans les mois à venir. Créer un album est quelque chose auquel je pense depuis bien quinze ans. Mais je me refuse de sortir quelque chose si je ne suis pas fier de la moindre note… Et étant plutôt perfectionniste dans l’art, cela prend du temps !! Ça viendra, c’est certain, pour bientôt j’espère. Peut être au printemps 2018…

 

M.A : Tu as donc joué dans deux comédies musicales à succès : Roméo et Juliette, Notre- Dame de Paris. Quel est ton meilleur souvenir de comédie musicale ? Une anecdote à partager avec nous ?

J.E : Chaque tournée a été un souvenir impérissable. Mais si je ne devais en garder qu’un, je pense que je choisirais la toute première tournée de Roméo à laquelle j’ai participé, en 2006 - 2007. Des répétitions jusqu’à la dernière date, j’ai vécu parmi les meilleurs moments de ma vie. Première tournée sur un projet que j’étais fier de défendre, première fois en Asie, première ’’rencontre’’ avec Mercutio, deux mois de répétitions avec Redha, Gérard et une équipe formidable, un public asiatique incroyable, à une époque où le phénomène des comédies musicales était encore à ses débuts là bas et, surtout, de très belles rencontres artistiques et humaines.

 

M.A : Roméo et Juliette et Notre-Dame de Paris t'ont donné la possibilité de jouer en France mais aussi et surtout à l'étranger (Corée, Japon, Chine, Taïwan...). Qu'en as-tu retiré et as-tu envie de retrouver ce public ?

J.E : J’ai maintenant une histoire de plus de 10 ans avec le public asiatique. J’y ai même joué plus qu’en France au cours de cette période. C’est un public que j’apprécie particulièrement, qui est très accueillant avec nous. Alors forcément, chaque fois que l’occasion se présente de les retrouver, j’y vais avec grand plaisir ! J’ai toujours été passionné de voyage mais depuis la première tournée de Roméo, c’est devenu une véritable addiction. Quand je ne tourne pas dans ces pays, il m’arrive régulièrement, dès que j’ai du temps, de prendre un billet pour le lendemain matin, peu importe la destination… Oui, voilà ce que j’en ai retiré, une forte addiction au voyage !

 

M.A : Tu as déjà fait l'expérience des tremplins musicaux à la télé (Star Academy). Si, aujourd'hui, tu recevais une proposition pour en faire partie de nouveau (The Voice, Nouvelle Star ou autres), accepterais-tu ?

J.E : On m’avait proposé de faire la première année, ou deuxième je ne sais plus, de The Voice. Bien que je trouve que ce soit une bonne émission, j’ai déjà l’expérience des tremplins et ne vois pas l’intérêt de la réitérer.

 

M.A : A la rentrée 2016, les salles parisiennes se sont vues prises d'assaut par les comédies musicales (NDP, LRLN, Oliver Twist, Les 3M). Quel est ton regard sur ce renouveau du spectacle musical ?

J.E : Forcément, en tant qu’acteur de comédie musicale, je trouve que c’est une bonne chose qu’il y ait du choix pour le public. Je regrette cependant que le choix soit si limité. Par rapport à New York, Londres, Séoul, l’Allemagne, etc…nous sommes assez en retard en France. La dernière fois que j’étais à Séoul, il s’y jouait une cinquantaine de comédies musicales en même temps ! On est donc, en France, loin de la prise d’assaut ! Pourtant ce n’est pas les bons créateurs qui manquent… Je trouve super que des projets comme Oliver Twist se montent, que Notre Dame fasse son retour, et j’aimerais voir plus de spectacles de ce type à l’affiche des salles parisiennes et de province, des comédies musicales de créateurs, par opposition aux comédies musicales de producteurs. Ensuite, j’attends depuis des années que se montent à Paris des spectacles de Broadway ou du West End que je vois s’exporter dans plein de pays…mais pas en France. A part Stage Entertainment, ou plus récemment Cheyenne Productions avec le Spectacle Priscilla Folle du Désert, rares sont les productions à le faire…

 

M.A : Tu es un artiste multi-facettes, qui chante, danse et joue la comédie. Comment cela te vient- il de te lancer dans tous ces domaines artistiques ? Est-ce une particularité familiale ?

J.E : C’est vrai qu’étant fils d’artistes, c’est naturellement que j’ai choisi cette voie. Mais la pluridisciplinarité est quelque chose d’assez commun dans l’univers de la comédie musicale mais également pour de nombreux artistes d’autres domaines.

 

M.A : Tu as fait des comédies musicales où tu pouvais lier tes talents de chanteur, de danseur et de comédien. Aujourd'hui, tu joues uniquement la comédie. Peux-tu imaginer un jour entamer une carrière solo en chant ? Ou monter un spectacle uniquement dansé ?

J.E : Même si l’idée de carrière solo m’attire, je pense que l’esprit de troupe me manquerait. Peut être devrais-je trouver le moyen de lier les deux. Bien que je ne pense pas un jour me développer dans la danse, je ne m’impose aucune restriction quant à la suite de ma carrière. C’est une des choses à la fois effrayante et magnifique de ce métier : ne pas savoir où, quand, pourquoi, comment et avec qui sera demain…

     

    Vous pourrez retrouver John Eyzen à l'affiche de la pièce « Einstein – Un Babysitting explosif » au théâtre des Blancs Manteaux jusqu'au 1er Juillet. Vous pouvez vous procurer les billets ici.

     

    Propos recueillis par Gaëlle & Célia.

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    wanamassa reale state 23/11/2019 11:48

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